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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXIX. 5^9

pereur avait abdiqué , et l’on y ajouta d’autantmoins de foi que les dispositions offensives et leserment exigé la veille semblaient le démentir ;cependant Napoléon convainquit les plus incrédu-les par le langage qu’il tinta l’issue du dîner. « On» veut me faire abdiquer en faveur du Roi de» Rome,dit -il, je le fais puisqu’on le désire ; ce-» pendant ce n’est pas l’intérêt de la France . Mon» fils est un enfant; ma femme est excellente, on» n’en peut pas trouver de meilleure ; mais elle» n’entend rien aux affaires; vous auriez donc» une Régence autrichienne durant 12 ou i 5 ans,» et vous verriez M. de Schwarzenberg Vice-Em-» pereur des Français : cela ne peut vous conve-nir. D’ailleurs il faut raisonner; si cela entrait» dans les vues de l’Autriche , croit-on que les» autres Puissances consentent jamais à ce que» mon fils règne tant que je vivrai ? Non certai-» nement, car elles auraient trop peur que j’ar-» radiasse le timon des affaires des mains de ma» femme. Aussi je 11’attends rien de bon de la dé-

» marche des Maréchaux.»

Discours plein de discernement, empreint àla fois de grandeur et de faiblesse, et qui rap-pelle en quelque chose la tranquillité de Sylla ,sedép ouillant de la dictature.

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