CHAPITRE XXX.
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20, à cause d’une indisposition. On l'accusa devouloir attendre les événemens et de flotterentre des regrets tardifs, des projets qu’il avaitrendus lui-même impossibles, et la crainte oule pressentiment des dangers qui l’attendaientsur la route.
Assez d’ouvrages historiques ont décrit sesadieux à la Garde, son voyage à travers la France ,et son arrivée à l’île d’Elbe. Dans ses adieux, lebaiser de l’aigle parut théâtral, et néanmoins ilfit impression sur les soldats peu accoutumés àces scènes.
Tandis qu’on publiait à Paris l’acte d’abdica-tion de Napoléon et l’adhésion de l’armée à laRestauration, on annonçait l’arrivée de Monsieur ,frère du Roi.
Dès la soirée du 11, des détachemens pris dans Arrivée de
. , i • • Monsieur à
toutes les légions de la garde parisienne pour paris ,former la garde du Prince , se rendirent à Bondy .
11 fit son entrée solennelle le lendemain dans lacapitale. Les étrangers ne parurent point à cettecérémonie ; la Garde nationale seule bordait lahaie et formait le cortège : le concours étaitimmense, et la joie éclatait sur tous les visages.
Dès-lors on put juger que la cause des Bour-bons était gagnée dans tous les coeurs. Cetarbre antique reprenait son feuillage et sesfleurs ; il ne manquait plus que de sages in-stitutions pour lui rendre un sol ferme et des