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Tome second. Deuxième partie.
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622 CAMPAGNE DE 1 8 1 4 ?

denarde, et de se tenir prêts à le soutenir , seporta, par une marche de nuit, à Awelghem ,plein d’espoir d’entamer l’arrière-garde française.A six heures du matin , les Saxons attaquent leposte de Sweweghem qui se retire en combat-tant sur Courtray . Ce début paraissant d’heureuxaugure au baron Thielman, il débouche du vil-lage, et s’avance en bon ordre contre la ville, eumême temps qu’il détache Jes'partisans deHellwigà Pelleghem, pour protéger sa gauche. Le comteMaison sans s’étonner , fait sortir de Courtray une batterie, avec laquelle il engage une canon-nade , pendant que ses troupes se formaient etqu’il reconnaissait les forces et la dispositionde l’ennemi. S’étant assuré qu’il ne débouchaitque par la route d’Oudenarde , il prescrivit auxgénéraux Solignac et Barrois de déborder lesextrémités de la ligne saxonne, comme pour l’en-velopper ; cette manoeuvre qu’autorise sa supé-riorité en nombre, est exécutée avec préci-sion. Le général Thielman effrayé veut battreen retraite; mais il est trop tard : au centre, ladivision Roguet, ayant Je 10 e régiment de tirail-leurs en tête, s’avance en colonne au pas decharge sur la chaussée , enfonce et disperse toutce qui s’oppose à son passage , et pousse lesSaxons en désordre au-delà d’Awelghem où un ba-taillon adossé à un mur, est forcé de mettre basles armes. Le général Daudenaerde, à la tête des