CHAPITRE XXXI. 62J
encore excuser un premier mouvement, fit pla-carder sur tous les murs une exhortation pater-nelle aux soldats ; mais la rumeur continuant,l’autorité des officiers étant méprisée ou mécon-nue , et de coupables excès ayant été commis ,il jugea urgent de déployer de ia sévérité , montaà cheval, mit les troupes sous les armes et leurreprocha leur conduite :
« Soldats, leur dit-il, j’ai cherché à vous rame-» ner à vos devoirs ; aujourd’hui le temps de l’in-» dulgence est passé.
') J’ordonne que les pièces de la citadelle soient» braquées sur la porte de la Barre ; que d’autres3) soient placées à celle de Paris ; que le fort» St.-Sauveur soit gardé par des soldats fidèles à» l’honneur ; que les pièces qui le défendent» soient tournées sur la route de Paris ; que les)) canonniers soient à leurs postes ; que les postes3) des portes soient renforcés , et qu’on fasse feu3> sur tout attroupement de soldats mutinés. »
Ces menaces ramenèrent le calme peu-à-peu;les têtes se refroidirent, et les soldats, convaincusque leur général n’exprimait pas d’autres senti-mens que ceux de la nation, revinrent d'eux-mêmes à l’obéissance. Bientôt même ils quittèrentsans murmure, quoiqu’avec regret, la cocardetricolore, et donnèrent par cet acte une preuvede leur respect pour les volontés du Gouver-nement.
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