CHAPITRE XXXI. 629
plus capable de conduire cette guerre de chicaneque son prédécesseur, dont l’âge et les longs ser-vices avaient usé l’ardeur. Celui-ci porta sa petitetroupe dans la nuit du 1 o au 11 à Montefaccio,s’y maintint toute la journée du 12 contre lesattaques du général Montrésors, et se retira pen-dant la nuit derrière la Sturla , sur les hauteursd’Albaro .
Cependant l’amiral Pelew étant venu mouillerprès de Nervi avec 9 vaisseaux de ligne , 7 fré-gates et une douzaine de bâtimens légers, letrouble et la consternation se répandirent dansGênes où des émissaires anglais soufflaient le feude l’insurrection depuis trois mois. Le généralFrezia presque sans moyens matériels de défense,et n’exerçant plus qu’une puissance morale sansressorts sur des citoyens leurrés de l’espoir derecouvrer bientôt leur indépendance , prit lesmesures de sûreté que l’état fâcheux des affairescommandait, et arrêta en même temps le dis-positif de défense. Les troupes qui n’étaient pasindispensablement nécessaires à la garde de la se-conde enceinte et des batteries de la côte jus-qu’à l’embouchure de la Polcevera , entrèrent enligne derrière la Sturla , qui fut bordée de cettemanière d’environ 3 mille hommes, à partir du fortRichelieu jusqu’à la mer près d’Albaro , garnisonsde ce fort et de celui de Sainte-Thècle comprises;le général Callier reçut ordre de venir prendre
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Combat deSturla.