CHAPITRE XXXI.
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mouvemfent, le long de la rive droite^ par legénéral Soult, dont la cavalerie , cantonnée àSaint-Caprais et à Castelnau , semblait ne pou-voir être mieux placée pour contrarier cettepremière opération. Cependant il n’en fut rien,et le maréchal Béresford eut le temps de fairefiler, sans la moindre difficulté , les 3 divisionsqui composaient son corps d’armée ; mais à peineces troupes venoient - elles d’atteindre l’autrerive, que la Garonne grossit considérablement ;le courant par sa violence dérangea les pon-tons , et arrêta le corps de don Manuel Freyrequi se disposait à les suivre. Dans la matinée du5 , la crue devint si forte, que le pont fut dé-finitivement rompu, et que le maréchal Béres-ford resta seul pendant deux jours, c’est-à-dire,jusqu’au 8 avril, sur la rive droite.
Cet incident donnait tout le temps au duc deDalmatie de venir l’accabler, et n’eut pourtantaucune suite fâcheuse pour les Alliés. Soit qu’ileût été informé trop tard de leur passage parson frère , soit qu’il eût lui-même changé d’aviset conçu le dessein de les attirer devant une po-sition retranchée à loisir , il ne bougea point deToulouse , et laissa sa cavalerie disputer le ter-rain entre la Garonne et le Giron.
Le 8, la baisse des eaux ayant permis auxAlliés de rétablir leur pont, le corps du généralFreyre vint renforcer le maréchal Beresford,