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•alors qu’il ne pouvait rester plus long-tempssans risques en Espagne , il mit, conformémentaux ordres du Ministre, des garnisons dans Fi-guères, Perpignan et toutes les autres places,et se hâta de repasser les Pyrénées pour se di-riger en trois colonnes sur Narbonne , avec13,700 combattans , restes d’une armée qui encomptait encore au i er janvier plus de 36 mille.
Quelques militaires français se sont étonnéstjue le duc d’Albufera n’ait pas quitté plutôt leLampourdan; d’autres ont prétendu que le retardde sa jonction occasionna la perte de la bataille deToulouse . Il est facile néanmoins de juger qufel’évacuation totale de l’Espagne , ne dépendaitpoint de la volonté de ce Maréchal qui, gémis-sant d’y voir son armée se fondre en détachemensau-delà des monts et en garnisons en-deçà, solli-cita vainement l’Empereur de l’en retirer, etn’obtint la permission d’en sortir qu’à l’extré-mité. Quant à l’assertion hasardée des derniers,la relation de la bataille nous a prouvé que saperte ne provint pas du manque de troupes ; onne saurait pourtant se dissimuler que la victoiren’eût influé d’une manière sensible sur les con-ditions de la paix.
Cependant l’officier expédié par le Gouverne-ment provisoire aux ducs de Dalmatie et d’Albu-fera , arriva à Toulouse le lendemain de son éva-cuation par l’armée française. Les dépêches dont