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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXXII. 67 1

d’obéissance et de fidélité , qui fut accueillie avecdes paroles pleines de sentiment et de bonté. LeRoi séjourna le 25 à Calais , se rendit le lende-main à Boulogne, et de là par Abbeville et Amiens à Compiègne , où il arriva le 29. La plupart desMaréchaux l’y attendaient, et le prince de Neu-châtel , en sa qualité de Major-général, le com-plimenta. « Vos armées, Sire, lui dit-il, dont» les Maréchaux sont aujourd’hui l’organe , s’es-» timent heureuses d’être appelées par leur dé-» vouement et leur fidélité à seconder vos vues» pour la gloire et la prospérité de la France . »

A mesure que le Roi approchait de la Capitale,les partis s’agitaient plus vivement autour de luipour diriger dans le sens de leurs intérêts et deleurs opinions, le choix de la Constitution, lanomination des ministres , et l’organisation per-sonnelle du Gouvernement.

Le Sénat persévérait à défendre la Constitu-tion du 6 avril, et surtout les principes qui enformaient la base ; il en avait même fait l’ap-plication dans le décret du 14 qui nommait lecomte d’Artois Lieutenant-général du royaume,et lui conférait un titre qu’il tenait déjà du Roi.Dans ce décret, Louis XVIII lui-même était dési-gné comme un prince qu’un acte libre du peuplefrançais appelait au trône de France , mais quine devait s’y asseoir qu’après avoir accepté, signéet juré la Constitution. Mais, dès le 7 avril, le