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Il juge qu’il doit porter les grands coupsà leur gauche , dont la position dominela plaine où est étendu le reste de l’armée.
En conséquence, ses colonnes qui étaientdans l’ordre de déploiement furent ren-versées i on les mit sur deux lignes , etles pelotons par quart de conversion semirent à défiler par la droite : le Roi avecses hussards côtoyaient son armée sur unechaîne de tertres qui cachaient les mou-vernens qui se faisaient derrière, et setrouvant entre les deux armées, il observaitcelle des Autrichiens et dirigeait la marchede la sienne.
De cette manière, ses têtes de colonnesétaient déjà près du ruisseau deSchweitnitz,sa droite débordait déjà la gauche del’ennemi, l’infanterie de son avant-gardequi devait commencer l’attaque de ce côté,y était rendue et en mesure, que les Autri-chiens ne s’en étaient pas apperçus. Ilsavaient pris ce mouvement pour une retraite.M. de Daun avait dit au prince Charles :Ces gens-là s'en vont , laissons-lesfaire.