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De cette manière , l’armée était cou-verte par deux ou trois chaînes d’avant-postes ; elle avait alors le temps de faire desdispositions de retraite ou de défense ,car elle était avertie par les escarmouchesde ses avant-postes et les combats de sesavant-gardes, de l’arrivée de l’ennemi, deuxou trois heures avant qu’il pût abordersa ligne.
On conçoit qu’une armée ainsi étenduedevait avoir des lignes d’un développementconsidérable , triple et quadruple de cellesdes siècles précédens ; une division de sixà huit mille hommes occupait souvent lefront de deux à trois lieues.
Les champs de la Belgique que nousparcourions alors , nous offrirent souventdes points de comparaison. Les plainesde ce pays étaient depuis plus de deuxsiècles le théâtre de toutes les guerres.La nature, en les sillonnant par des ruisseauxet des vallons , y a dessiné des positionsmilitaires dont les armées ont de tout tempscherché à se prévaloir. Luxembourg et