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l’usage de nos tirailleurs dans les grandesactions.
Les écrivains du temps eurent doncraison de se plaindre du trop grand nombrede ces troupes légères, qui ne faisaientqu’engager l’action , et se retiraient sou-vent à l’écart pendant l’affaire.
Si, comme alors, nos troupes légères nedevaient être comptées que comme hors-d’œuvre dans la disposition générale del’armée , j’opinerais à les réduire à la pluspetite quantité.
Mais elles ont repris , dans nos ordresde bataille, le rang que celles des anciensy tenaient.
Dans l’ordonnance grecque, les peltastesà qui je comparerais nos grenadiers , lesarchers et les frondeurs , composaientsouvent plus que la moitié de l’infanteried’une armée.
Dans l’ancienne ordonnance légionnairedes Romains , les vélites formaient la cin-quième partie des légions.
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