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ennemis ; et lorsque l’on avait quelquepointe de succès , ces tirailleurs , ainsi queje l’ai déjà dit, savaient parfaitement bienla pousser. Mais comme il faut de l’expé-rience et de la bravoure individuelle pource métier , beaucoup restaient en arrière ,et tiraient souvent sur leurs camarades ;d’autres ne savaient pas se diriger, et enretraite se laissaient dépasser et prendre.Les propres officiers de ces détachemens ,quoique' très-braves d’ailleurs , ne savaientsouvent ni appuyer ni rallier leurs soldats.On consumait ainsi beaucoup de tirailleurs ;il fallait les renouveler ; et un bataillonse trouvait souvent réduit à rien, sans avoirparu , sans avoir donné.
D’ autre part, par la nature de notre cons-cription, nous avons beaucoup de petitshommes qui, dans le second rang , setrouvant embarrassés de leurs fusils, étaientgênés dans leurs mouvemens et gênaientceux de leurs camarades.
Par son décret sur les voltigeurs , l’Em-pereur a obvié à tous ces inconvéniens.