Band 
Tome premier.
Seite
86
JPEG-Download
 

86 CONSIDÉRATIONS

tions partielles. Il n’y avoit alors que deuxseuls moyens de satisfaire l’opinion qui s’agi-toit déjà beaucoup sur les affaires en général :les administrations provinciales , et la publi-cité des finances. Mais, dira-t-on, pourquoisatisfaire l’opinion? Je m’abstiendrai de toutesles réponses que feraient les amis de la libertéà cette singulière question. Je dirai simplementque, même pour éviter la demande d’un gou-vernement représentatif, le mieux étoit d’ac-corder alors ce qu’on attendoit de ce gouver-nement, c’est-à-dire, de l’ordre et de lastabilité dans l’administration. Enfin le crédit,c’est-à-dire , l’argent, dépendoit de l’opinion ;et, puisqu’on avoit besoin de cet argent, ilfalloit au moins ménager par intérêt le vœunational, auquel peut-être on auroit dû céderpar devoir.