SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE, î3ireconnoissoient pas la juridiction des inten-dans, administrateurs des provinces au nom duroi. Les ministres disputoient aux pays d’étatsle droit qu’ils prétendoient avoir à consentirles impôts. L histoire de France nous fourniroitOne foule d’autres exemples de ce manque defixité, dans les moindres choses aussi-bienque dans les plus grandes; mais il suffit des ré-sultats déplorables de cette absence de princi-pes. Les individus prévenus de crimes d’étatOnt été presque tous soustraits à leurs juges na-turels; plusieurs d’entre eux, sans que leurprocès même ait été fait, ont passé leur vieentière dans les prisons où le gouvernementles avoit envoyés de sa propre autorité. Lecode de terreur contre les protestans, les sup-plices cruels et la torture ont subsisté jusqu’à laévolution.
Les impôts qui ont pesé exclusivement surlu peuple , l’ont réduit à la pauvreté sans espoir,Un jurisconsulte françois, il y a cinquante ans,a Ppeloit encore, selon l’usage, le tiers état,h gent corvéable et taillable à merci et miséri-Cor de. Les emprisonnent ens, les exils dont onav °it disputé la puissance aux rois, sont deve-nus leurs prérogatives ; et le despotisme minis-teriel, habile instrument de celui du trône, a