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Tome premier.
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143
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 143grands seigneurs de France , ni des prisons , nides exils qu’ils ont subis. Le roi pouvoit tout,Quelle objection donc faire à rien ?

Le clergé, qui reconnoissoit la puissancedu pape, d’où dérivoit selon lui celle desrois, pouvoit seul être fondé à quelque résis-tance. Mais c’étoit précisément le clergé quisoutenoit le droit divin sur lequel repose" ledespotisme, sachant bien que ce droit divin nepouvoit s’appuyer d’une manière durable quesur les prêtres. Cette doctrine , faisant dérivertout pouvoir de Dieu , interdit aux hommes d’ymettre une limite. Certes, ce n’est pas là ceque nous enseigne la religion chrétienne , maisil s’agit ici de ce qu’en disent ceux qui s’en ser-vent à leur avantage.

On peut affirmer, ce me semble, que l’his-toire de France n’est autre chose que les tenta-tives continuelles de la nation et de la noblesse,l’une pour avoir des droits, et l’autre des privi-lèges , et les efforts continuels de la plupart dest'ois pour se faire reconnoitre comme absolus.L’histoire d’Angleterre, à quelques égards, pré-sente la même lutte ; mais, comme il y avoiteiJ de tout temps deux chambres, le moyen der éclamation étoit meilleur, et les Anglois ont