SUR LA. RÉVOLUTION FRANÇOISE. i5i» du corps national elles étoient le seul défen-» seur de la nation, avoient été supprimées et» remplacées par des corps de magistrats qui» n’avoient pas la confiance publique ; et depuis» leur rétablissement des innovations avoient» été tentées sur les objets les plus essentiels de» leur juridiction.
» Mais c’étoit en fait de finance que les lois» avoient reçu les plus fortes infractions ; des» impôts avoient été établis sans le consente-» ment de la nation ou de ses représentai.
» Des impôts avoient été perçus après l’épo-» que fixée par le gouvernement pour leur ces-» sation.
» Des impôts foibles dans leur origine avoient« eu un accroissement prodigieux et irrégulier ;» une partie des impôts portoit plus sur la classe» indigente que sur la classe riche.
» Les impôts étoient répartis entre les pro-« vinces , sans notions exactes de la force de la» contribution quelles dévoient supporter.
Quelquefois il y avoit sujet de soupçonner» que la résistance à l’établissement des impôts» en avoit fait alléger le poids ; en sorte que le» défaut de patriotisme étoit devenu le motif» d’un traitement avantageux.
» Quelques provinces avoient obtenu des