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Tome premier.
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CONSIDÉRATIONS

par leurs talens et leur naissance, les avoient sui-vis ; plus de trente autres n’attendoient que lapermission de leurs commettans pour s’y join-dre. Le peuple demandoit à grands cris la réu-nion des trois ordres, et il insultoit les nobleset les ecclésiastiques qui se rendoient dans leurchambre séparée. M. Kecker alors proposa auroi d’ordonner au clergé et à la noblesse de déli-bérer avec le tiers, afin de leur sauver l’anxiétépénible dans laquelle ils se trouvoient, et deleur ôter l’embarras d’avoir l’air de céder à lapuissance du peuple. Cette injonction du roiproduisit encore un effet étonnant sur l’espritpublic. On sut gré à l’autorité de sa condes-cendance , bien qu’elle y fut presque forcée. 'On accueillit la majorité de la chambre desnobles, quoique l’on sût quelle avoit signéune protestation contre la démarche mêmequelle faisoit. L’espoir du bien se ranima,et Mounier, qui étoit le rapporteur du comitéde constitution, déclara qu’il proposeroit unsystème politique, presque en tout semblable acelui de la monarchie angloise.

En comparant donc l’état des choses et desesprits à la fermentation terrible qui s’étoitmanifestée le soir du 25 juin, on ne pouvoit