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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. , 0Idifficiles exigées pour en faire partie, et dansla liberté des entretiens au milieu d’une sociététrès-choisie : ces deux grands avantages ne pou?Voient plus se retrouver.

Le mélange des rangs et des partis avoit faitadopter la méthode angloise des réunionsnombreuses ; elle interdit le choix parmi lesinvités, et par conséquent diminue de beau-coup le prix de l’invitation. La crainte qu’in-spiroit le gouvernement impérial avoit dé-truit toute habitude d’indépendance dans laconvei’sation ; les François sous ce gouverne-ment étoient presque tous devenus diplomates ,de façon que la société se passoit en propos in-signifians, et qui ne rappeloient nullementl’esprit audacieux de la France . On n’a-voit assurément rien à craindre en 1814 sousLouis XVIII ; mais l’habitude de la réserveetoit prise , et d’ailleurs les courtisans vouloientqu’il fût du bon ton de ne pas parler politique,de ne traiter aucun sujet sérieux : ils espé-raient refaire ainsi la nation frivole et par con-séquent soumise ; mais le seul résultat qu’ilsobtinssent, c’étoit de rendre les entretiens in-sipides, et de se priver de tout moyen de con-noître la véritable opinion de chacun.

Une société si peu piquante étoit pourtant