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Tome troisième.
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no CONSIDÉRATIONS

vile (i). Qu’on se le demande avec sincérité,si en Angleterre, lorsque la cause des royalis-tes sembloit dësespérée, on avoit dit aux émi-grés : Louis XVIII remontera sur le trône deFrance , mais à condition de s’en tenir au pou-voir du roi d’Angleterre ; et vous qui rentrerezavec lui, vous obtiendrez tous les dédomma-gemens et toutes les faveurs qu’un monarqueselon vos vœux pourra vous accorder ; mais sivous retrouvez de la fortune, ce sera par sesdons et non à titre de droits ; et si vous acquérezdu pouvoir, ce sera par vos talens personnels, etnon par des privilèges de classe ; n’auroient-ilspas souscrit à ce traité ? Pourquoi donc se laisserenivrer par un moment de prospérité? et si, jeme plais à le répéter, Henri IV qui avoit étéprotestant, et Sully qui fétoit resté, savoient

( 1 ) Le roi donna l’ordre , “en i8i5 , que sur ce supplémentles deux millions, déposés par mon père au trésor royal, fus-sent restitués à sa famille , et cet ordre devoit être exe'cuté àl’époque même du débarquement de Bonaparte. La justice denotre réclamation ne sauroit être contestée ; mais je n’enadmire pas moins la conduite du roi, qui, portant l’éco-nomie dans plusieurs de ses dépenses personnelles, ne vou-loit point retrancher celles que l’équité recommandoit. De-puis le retour de Sa Majesté, le capital de deux millions nousa été payé en une inscription de cent mille livres de rentesur le grand livre. ( Note de l’auteur. )