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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 147qui l’a vaincu, celui qui n’a pas encore fait unefaute, ni perdu l’occasion d’un triomphe, Wel-lington , ne sei'a dans sa patrie qu’un citoyensans pareil, mais aussi soumis à la loi que leplus obscur des hommes.

J’oserai le dire cependant , notre France n’auroit peut-être pas succombe, si tout autreque Bonaparte en eût été le chef. 11 étoit très-habile dans l’art de commander une armée, maisil ne lui étoit pas donné de rallier une nation.Le gouvernement révolutionnaire lui-mêmes’entendoit mieux à faire naître l’enthousiasme,qu’un homme qui ne pouvoit être admiré quecomme individu, mais jamais comme défenseurd’un sentiment, ni d’une idée. Les soldats sesont très-bien battus pour Bonaparte, mais laFrance , à son retour, a peu fait pour lui. D’a-bord il y avoit un parti nombreux contre Bo-naparte , un parti nombreux pour le roi, quine croyoit pas devoir x'ésister aux étrangers.Mais quand on auroit pu convaincre tous lesFrançois que, dans quelque situation que cesoit, le devoir d’un citoyen est de défendrel’indépendance de la patrie, personne ne sebat avec toute l’énergie dont il est capable,quand il s’agit seulement de x'epousser un mal,et non d’obtenir un bien. Le lendemain du