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Tome troisième.
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i52 CONSIDÉRATIONS

mépris, qui ordonnent si légèrement des em-prisonnemens arbitraires , invoque la libertédesAnglois, et veut s’en faire un bouclier. Ah !que ne la donnoit-il à la France cette liberté !ni lui ni les François ne se seroient trouvés àla merci des vainqueurs.

Soit que Napoléon vive ou périsse , soit qu’ilreparoisse ou non sur le continent de l’Europe ,un seul motif nous excite à parler encore delui, c’est lardent désir que les amis de la libertéen France séparent entièrement leur cause dela sienne, et qu’on se garde de confondre lesprincipes de la révolution avec ceux du régimeimpérial. Il n’est point, je ci’ois l’avoir montré,de contre-révolution aussi fatale à la liberté quecelle qu’il a faite. S’il eût été d’une anciennedynastie, il auroit poursuivi l’égalité avec unacharnement extrême, sous quelque formequelle pût se présenter ; il a fait sa cour auxprêtres, aux nobles et aux rois, dans l’espoirde se faire accepter pour monarque légitime ;il est vrai qu’il leur disoit quelquefois des inju-res, et leur faisoit du mal quand il s’aperce-?voit qu’il ne pouvoit entrer dans la confédé-ration du passé -, mais ses penchans étoientaristocrates jusqu’à la petitesse. Si les principesde la liberté succombent en Europe , c’est