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la nature des choses commande aux souverainset satisfait les peuples. Guillaume-le-Conqué-rant avoit détrôné Harald ; la maison de Lan-castre à son tour renversa Richard II , et l’acted’élection qui appeloit Henry IV au trône, fatassez libéral pour être imité depuis par lordSommers en 1688. Al’avénement de Henry IVen 1 3 gg, on voulut renouveler la Grande Charte ,et du moins le roi promit de respecter les fran-chises et les libertés de la nation. Mais la nationne sut pas alors se faire respecter elle-même. Laguerre avec la France , les guerres intestines en-tre les maisons d’York et de Lancastre donnè-rent lieu aux scènes lesplus sanglantes, et aucunehistoire ne nous offre autant d’atteintes portéesà la liberté individuelle, autant de supplices,autant de conjurations de toute espèce. L’on fi-nit , du temps du fameux Warwick, le faiseurderois, par porter une loi qui enjoignoit d’obéirau souverain de fait, soit qu’il le fût ou non dedroit, afin d’éviter les condamnations arbitrai-rement judiciaires, auxquelles les changemensde gouvernement dévoient donner lieu.
Vint ensuite la maison de Tudor qui, dansla personne de Henry VII , réunissoit les droitsdes York et des Lancastre. La nation étoitfatiguée des guerres civiles. L’esprit de servi-