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Tome troisième.
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187
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 187» ployoit toutes les rigueurs de la justice, sans» aucun mélange de pitié.

» De toutes les exécutions de cette affreuse» époque, les plus atroces furent celles de ma-» dame Gaunt et de lady Lisle, accusées d’a-» voir donné asile à des traîtres. Madame» Gaunt étoit une anabaptiste, connue par une» bienfaisance qui s’étendoit aux personnes de» tous les partis et de toutes les sectes. Un re-» belle, qui connoissoit son humanité, eut re-» cours à elle dans sa détresse, et trouva un re-» fuge dans sa maison. Bientôt après, ayant en-» tendu parler d’un acte qui offroit une amnistie» et des récompenses à ceux qui découvriroient» des criminels, il eut la bassesse de trahir sa» bienfaitrice, et de déposer contre elle. Il ob-» tint grâce pour sa perfidie. Elle fut brûlée» vive pour sa charité.

» Lady Lisle étoit la veuve d’un régicide qui« avoit joui de beaucoup de faveur et de crédit« sous Cromwell . Elle étoit poursuivie pour» avoir donné asile à deux rebelles après la ba-» taille de Sedgemoor . En vain cette femme âgée» disoit-elle, pour sa défense, que le nom de cesn rebelles ne se trouvoit dans aucune proclama-» tion ; qu’ils 11’étoient condamnés par aucune» sentence ; que rien ne prouvoit qu’elle eût pu