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Tome troisième.
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aoS CONSIDÉRATIONS

tratifs sont très-étendus. On se garde bien enAngleterre de tout concentrer dans l’autoritéministérielle, et l’on veut que, dans chaqueprovince , dans chaque ville , les intérêts delocalité soient remis entre les mains d’hommeschoisis par le peuple pour les diriger. Le lordmaire est ordinairement un négociant de lacité, et non pas un négociant en grand, maissouvent un simple marchand, dans lequel untrès-grand nombre d’individus peuvent voirleur pareil. Ladj Majoress , c’est ainsi qu’onappelle la femme du maire, jouit pendantun an de tous les honneurs dus aux rangs lesplus distingués dej’état. On honore l’électiondu peuple et la puissance d’une grande villedans l’homme qui la représente. Le lord mairedonne deux dîners de représentation, où il in-vite des Angloisde toutes les classes et des étran-gers. J’ai vu à sa table des fils du roi, plusieursministres, les ambassadeurs des puissances étran-gères, le marquis de Lansdowne, le duc deDevonshire, ainsi que des citoyens très-recom-mandables par des raisons diverses : les uns,fils de pairs; les autres, députés; les autres,négocians, jurisconsultes, hommes de lettres,tous citoyens anglois, tous également atta-