SUR LA. RÉVOLUTION FRANÇOISE. o. ? 3ainsi dire , entre les gazettes et le cabinet desministres ; et ce cabinet est le plus discret del’Europe . Il n’y a pas d’exemple qu’une femmeait su, ou du moins dit ce qu’il falloit taire.Dans un pays où les mœurs domestiques sont sirégulières , les hommes mariés n’ont point demaîtresses; et il n’y a que les maîtresses quisachent les secrets, et surtout qui les révèlent.
Parmi les moyens de rendre une société pluspiquante , il faut compter la coquetterie : or,elle n’existe guère en Angleterre qu’entre lesjeunes personnes et les jeunes hommes qui peu-vent se marier ensemble ; et la conversation n’ygagne rien, au contraire. A peine s’entendent-ils l’un l’autre, tant ils se parlent à demi-voix ;mais il en résulte qu’on ne se marie pas sans seconnoître ; tandis qu’en France , pour s’épar-gner tout l’ennui de ces timides amours, on neVoyoit jamais de jeunes filles dans le mondea vant que leur mariage fut conclu par leursParens. S’il existe en Angleterre des femmesSni s’écartent de leur devoir, c’est avec unhd mystère ou avec un tel éclat, que le désirplaire en société , de s’y montrer aimables ,^ y briller par la grâce et par le mouvement deEsprit, n’y entre absolument pour rien. EnFrance , la conversation menoit à tout ; en An-Tojie ni. 18..