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Tome troisième.
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3o8 CONSIDÉRATIONS

équité : qu’est-ce donc que juger une nation ?La conduite de Bonaparte envers la Prusse aété prise pour modèle dans le second traité deParis ; de même les forteresses et les provincessont occupées par cent cinquante mille soldatsétrangers. Est-ce ainsi qu’on peut persuaderaux François que Bonaparte étoit injuste, etqu’ils doivent le haïr ? Ils en auroient été bienmieux convaincus, si l’on n’avoit eu riensuivi sa doctrine. Et que promettoient les pro-clamations des alliés? Paix à la France , dèsque Bonaparte ne seroit plus son chef. Les pro-messes des puissances, libres de leurs décisions,ne dévoient-elles pas être aussi sacrées queles sermens de l’armée françoise prononcésen présence des étrangers ? Et, parce que lesministres de l’Europe commettent la faute deplacer dans file d’Elbe un général dont la vuedoit émouvoir ses soldats , faut-il que pendantcinq années des contributions énormes épui-sent le pauvre ? Et ce qui est plus doulou-reux encore, faut-il que des étrangers humi-lient les François / comme les François onthumilié les autres nations ; c’est-à-dire, pro-voquent dans leur âme les mêmes sentimensqui ont soulevé l’Europe contre eux? Pense-t-on que maltraiter une nation jadis si forte,