SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 361fintolérance envers tout ce qui n’e'toit pas con-forme à la doctrine dominante. Jamais la re-ligion n’a été présentée seulement comme leculte le plus intime de l’âme, sans nul rapportavec les intérêts de ce monde.
L’on encourt le reproche d’irréligion quandOn n’est pas de l’avis des autorités ecclésiasti-ques sur les affaires de gouvernement : mais, telhomme s’irrite contre ceux qui veulent lui im-poser leur manière de voir en politique, quin’en est pas moins très-bon chrétien. Il ne s’en-suit pas de ce que la France veut la liberté etl’égalité devant la loi, qu’elle ne soit pas chré-tienne ; tout au contraire , car le christianismeest éminemment d’accord avec cette opinion.Aussi le jour où l’on cessera de réunir ce queLieu a séparé, la religion et la politique, leclergé aura moins de crédit et de puissance ;mais la nation sera sincèrement religieuse.Tout l’art des privilégiés des deux classes estd’établir que l’on est un factieux si l’on veutOne constitution , et un incrédule si l’on re-doute l’influence des prêtres dans les affaires dece monde. Cette tactique est très-connue, car elleft’est que renouvelée, aussi-bien que tout le reste.
Les sermons, en France comme en Angle-terre , dans les temps de parti, ont souvent