SUE LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 363>J veut son roi, mais son roi légitime, parceque la légitimité est le premier trésor d’unn peuple, et un bienfait d’autant plus inappré-J) ciable qu’il peut suppléer à tous les autres ,» et qu’aucun autre ne peut y suppléer. » Arrê-tons-nous un moment pour plaindre l’hommequi pense ainsi, d’avoir servi si bien , et si long-temps Napoléon. Quel effort, quelle contrainte !Mais, au reste , l’évêque de Troyes ne fait riende plus à cet égard , que bien d’autres qui oc-cupent encore des places ; et il faut lui rendreau moins la justice qu’il ne provoque pas la pro-scription de ses compagnons de service auprèsde Napoléon : c’est beaucoup.
Je laisserai de côté le langage de flatterie del’auteur du mandement, langage qu’on devroitd’autant moins se permettre envers la puissancequ’on la respecte davantage. Passons à quelquechosede moins bénin : « La France veut son roi ;» mais en le voulant elle ne prétend pas quelle" puisse en vouloir un autre ; et heureusementquelle n’a pas ce droit funeste. Loin de nousn cette pensée, que les rois tiennent des peu-* pies leur autorité, et que la faculté qu’ils peu-w Vent avoir eue de les choisir, emporte celle de
les révoquer.Non, il n’est pas vrai que le
peuple soit souverain , ni que les rois soient