SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 385châteaux forts ; vous ne ressusciterez pas lesprincesses qui filoient elles-mêmes les vêtemensdes guerriers ; vous ne recommencerez pasmême le règne de Louis XIV . Le temps ac*tuel n’admet plus un genre de gravité et derespect, qui donnoit alors tant d’ascendant àcette cour. Mais vous aurez de la corruption ,et de la corruption sans esprit, ce qui est ledernier degré où l’espèce humaine puisse tom-ber. Ce n’est donc pas entre les lumières etl’antique féodalité qu’il faut choisir, mais entrele désir de se distinguer, et l’avidité de s’en-richir.
Examinez les adversaires de la liberté danstous les pays, vous trouverez bien parmi euxquelques transfuges du camp des gens d’esprit,mais en général, vous verrez que les ennemisde la liberté sont ceux des connoissances etdes lumières : ils sont fiers de ce qui leur man-que en ce genre, et l’on doit convenir que cetriomphe négatif est facile à mériter.
On a trouvé le secret de présenter les amisde la liberté comme des ennemis de la reli-gion : il y a deux prétextes à la singulière injus-,bce qui voudroit interdire au plus noble senti-ment de cette terre l’alliance avec le ciel. LePremier c’est la révolution : comme elle s’estTomf. rit. s>5..