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Tome troisième.
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DISCOURS

VU)

titutionnels, |e premier rang, et fixer les pre-miers régals, Ç’est là, qu’à l’exemple de nosplus beaux jours d’existence sociale, se trou-vent ensemble l’énergie, la sûreté et tous lesdestins de la patrie.

Quand l’armée française subit, avec les pre-mières idées d’égalité, les reformations civiquesde la Révolution ; elle se rallia tout-à-coup auxmasses des citoyens qui venaient de se mettreen armes pour leur tranquillité et le maintiende leurs droits. Il y eut, de ce moment, accordparfait, harmonie complète entre tous les uni-formes et tous les drapeaux. L’armée n’eut detitres, de droits, d’existence, qu’avec l’exis-tence, les droits et les titres des citoyens.

Dès que la force publique et les habitanseurent aussi confondu leurs idées d’ordre etde discipline ; que, soldats et officiers, tout lemonde fut défenseur de l’indépendance et dela liberté nationales, il se fit une autre révolu-tion spontanée, une régénération morale parmiles habitudes, les goûts et les mœurs des garni-sons et des villes.

Jusqu’alors, comme militaire, on avait étépassif et aveugle ; comme citoyen, méprisé etindifférent; mais l’institution des milices bour-