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Tome troisième.
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XIV
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XIV

DISCOURS

Bientôt, à force d’avoir abuse du pouvoir,les gouvernemens executifs de l’an IV et del’an VIII soumirent les gardes nationales à des ■»reformations particulières, sans y maintenirl’esprit public, ni respecter le caractère liberalde leur institution. On en fit tour à tour, jusquesous l’Empire, des colonnes mobiles, des for-mations éventuelles de guerre, des cohortes,des légions et des re'gimens ; des divisions parpremier, deuxième et troisième bans ; enfin desconvocations de fe'de're's, de prolétaires etd’ouvriers sans travail.

Depuis long-temps aussi l’organisation pri-mitive avait péri, quand elle redevint un der-nier refuge en i8i4; mais on ne sut alors, oul’on n’osa la ressusciter toute entière. Un mot,un cri pourtant suffisaient pour la voir encoreapparaître dans toute sa jeunesse et toute sagloire, et sauver les pouvoirs et l’Etat.

Les troupes de ligne ont beaucoup trop fait,dans le cours des campagnes qui les ont inces-samment portées hors du territoire, pourqu’elles n’aient pas disputé aux gardes natio-nales le prix du patriotisme, avec des exploitséelatans et par mille épreuves, où tous les pé-rils, tous les maux, toutes les privations de