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Tome troisième.
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DEUXIÈME SECTION.

1^3, D.?5juil.

An III.

Loi. 38 germinal.i-, 95 , avril.

Alors on sollicitait le service de la bonne vo-lonté , on ne l’ordonnait pas encore.

Mais, lorsque les campagnes de 1793 eurent épuisétous les moyens de remônte de la ligne, la Conven-tion ne fit plus d’invitations à la cavalerie des gardesnationales, pour marcher aux frontières : elle la mittoute entière en réquisition, quelle qu’elle fut; etpersonne ne put offrir son cheval ou sa démission;il fallut marcher tout équipé, sans excuse et sansretard.

A mesure que l’on se remit des premières alertesd’envahissemeut par les succès et les grands effortsdes armées, l’organisation des gardes nationaux àcheval reprit quelque faveur. Paris en recomposaun corps de deux mille quatre cents hommes, àraison de deux cents par section : on en forma troisbrigades, douze escadrons et vingt-quatre compa-gnies, de cent sabres chacune.

Cependant, l’épuisement des ressources, les sa-crifices pécuniaires ne firent trouver, dans les dé-partemens, que peu de moyens d’y recréer ausside la cavalerie volontaire; il fallut revenir aux in-vitationsci viques, aux excitations des autorités, pourobtenir quelques compagnies éparses et incom-plètes.

La loi du 28 prairial an JII, laissa donc aux ci-toyens la faculté de s’organiser en corps à cheval.