CHAP. V. - BATAILLONS DE VOLONTAIKES. 47
tenant et un sous-lieutenant ; son complet variaitde soixante-cinq à quatre-vingts hommes.
Lorsqu’un même département fournissait plu-sieurs bataillons, leur rang était réglé par le sort;celui des départs restait fixe, selon l’ordre alphabé-tique rie leurs noms et la série de leurs numéros.
Mais on se perdrait dans le mouvement des or-ganisations de ces corps, s’il fallait rapporterchaque décret, indiquer chaque époque de leursconvocations et de leurs levées : ce sont aujour-d’hui les nombres et les masses qu’il importe deconnaître. Les bataillons volontaires sortis descités et des communes s’élevèrent, jusqu’en 1793,a cinq cent soixante - trois, représentant près de
cinq cent mille hommes.
Chaque département peut encore, à présent, se ,,,3. Dfaire honneur de son patriotisme ; il y a des sou-venirs aussi qui ne peuvent se perdre sans hontenationale : c’est donc un devoir de consigner lapart que toutes les parties de la France ont eue àson illustration militaire, par l’élan même des po-pulations les plus inhabiles aux armes. (Pièce n° 8.)
Dès que les bataillons de gardes nationaux pa-rurent en ligne, on se le rappelle, ils firent merveilleà l’envi : ce fut là que le courage et l’honneurprirent un essort inconnu ; que l’instruction et ladiscipline se firent remarquer par l’exactitude desmanoeuvres et la sévérité des lois; qu’on rivalisa de