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Tome troisième.
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CIIAP. XI. - D1ÎV0IUS LT OBLIGATIONS.

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convocations; la tenue, l’habillement et l’arme-ment les plus complets; il fallut, en sortant d’unrepos étranger au service militaire, se vouer jouret nuit à la sûreté publique, se diviser par quar-tiers, se partager les postes, recevoir des billets degarde répétés; enfin ne plus quitter le lit de camp,l’uniforme et le fusil.

L’Assemblée nationale fut la première à rattacher s«oO.encore, aux obligations d’un service pénible et toutmatériel, la responsabilité morale la pins impo-sante : elle confia aux gardes nationales du royaumele dépôt et le salut même de la constitution desFrançais , la défense de leurs libertés et la garantiede tous les droits publics.

Ce fut subsidiairement et long-temps après, quel’armée partagea elle - même cette confiance, etreçut aussi ses titres à l’honneur d’une pareille des-tination; mais alors, il n’y avait plus de différenceà faire : l’armée était la garde nationale, et la gardenationale, l’armée; les dangers de la patrie avaientconfondu les efforts, les devoirs et les services.

Aussi, quels que furent depuis les événemens,tout l’état militaire de la France n’eut qu’un mêmeesprit; et soldats de ligne ou gardes nationaux,chacun, sous ses drapeaux ou dans ses foyers, semontra le défenseur des libertés, le soutien del’État, le modérateur des discordes civiles, le ven-geur des insultes étrangères.