DEUXIÈME SECTIDîf.
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CHAPITRE II.
Formations légères et réglées.
Lorsque l’infanterie de ligne -se constitua dansles armées, comme la force active la plus redou-table par ses masses et ses combats de pied ferme,elle n’eut pas seule, pourtant, la gloire de déciderdes grandes attaques et des grandes défaites : unearme, toute de son essence, était cliargée de pré-parer les chances de succès; de provoquer l’en-nemi, de l’attirer dans des positions difficiles oude le harceler partout, en troupe et en détail, dansses marches, ses manoeuvres et ses repos.
L’infanterie légère qui se composait, à l’époquede la Révolution, de quelques bataillons de chas-seurs à pied, se forma bientôt en demi-brigades,comme l’infanterie de bataille ; et reçut enfin lamême organisation, par régimens.
Avant cette époque, chaque bataillon, jusqu’en1793 , avait eu un état-major et huit compagniesseulement, fortes chacune de 56 hommes : ainsi lecomplet comprenait, en tout, /J58 baïonnettes.