CHAP.V.-COMPAGNIES DISTINCT ES UT ACCIDENTELLES. 143
c’était le commandant de la musique de la gardenationale de Paris qui les dirigeait ; leur serviceconsistait à exécuter les chants et les hymnes lesplus patriotiques, à toute heure, eu route, aucamp et sur les champs de bataille. (Pièce n° i5.)
Quand l’armée, dans les départemens de l’ouest, Arr *"”• . x
se trouva au milieu des ravages d’une guerre d’ex- 9 ’ ,5 '“ ,l ,rfl *termination, elle fournit elle-même, sur la réqui-sition des officiers municipaux, des divisions, sec-tions et escouades pour se former en compagnies,et cultiver les champs, les armes à la main.
Mais lorsqu’on s’occupait d’ensemencer les terres u ._h. ,6a„.dévastées à l’intérieur, un arrêté du Comité desalut public créait ces autres portions de troupesqui, sous le titre de batteurs militaires, enlevaient, .des pays conquis, les récoltes abandonnées, épu-raient les grains, et les livraient aux manutentions.
Le département de l’Aude fournit les compa-Aniv. 1 , 1 .gnies dites Braconniers montagnards : c’était uncorps tout irrégulier, composé de citoyens de toutâge, et signalés par leur adresse à la chasse, ou leurendurcissement aux fatigues.
Depuis lors, il ne se reforma plus de compagniesisolées d’infanterie de ligne; l’incorporation et lesamalgames de l’an IL et de l’an III, firent dispa-raître des armées toutes les fractions de troupes quin’y tenaient aucun rang, et ne servaient que par cir-constance, séparément, au hasard et sans discipline.
Ce fut sous l’empire, qu’une organisation nou-