DES HUSSARDS.
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CHAV. VI.
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éntrc les figures, trop de disparates : le langage, lesgoûts, les moustaches et les balafres des vieillesfiles auraient juré avec l’éducation, les manièreset le teint frais des enrôlés volontaires.
Ainsi, jusqu’au moment où les premières cam-pagnes habituèrent toutes les armes à la vie pénibledes camps; où les fatigues, les bivouacs et les dan-gers eurent donné à toutes les physionomies, lateinte rembrunie des vieux corps ; les hussards nese composèrent, pour ainsi dire , que d’anciens ca-valiers , de prisonniers de guerre ou de déserteurs.
Ce fut en 1792, après des actions brillantes et • lou.j .3répétées sous les yeux de l’armée, que l’esprit d’unservice militaire , toujours actif et toujours péril-leux, vint éveiller de nouvelles émulations.
Les régimens de hussards avaient déjà fait despertes sans nombre ; ils furent alors recomplétés,presqu’en entier , avec des volontaires nationaux ;il n’y eut plus, pour la concurrence, de différenceaussi avec les chasseurs à • cheval, ni pour leurscomplets, ni pour leurs divisions en escadrons etcompagnies.
Puisque le mouvement était donné , les six ré-gimens ne suffirent plus pour les hommes qui seprésentaient à l’envi ; une loi de l’Assemblée natio-nale autorisa la création des deux corps, qui pri-rent le titre de hussards de la Liberté et de la Ré-publique.
Alors, chose qui ne s’était vue, on exigea, pour