CH AV. II. -CRÉATION DU TRAIN d’A llTiLLERIE.
CHAPITRE II.
Création du train d'artillerie.
Depuis long-temps sans doute, des hommes a» vin.
, . . -, 1 , , ... A Arr. t 3 niv.
supérieurs avaient demande quon ralliât au sys- 3j«n*«r 1800.tème tout martial des corps de la ligne , les équi-pages d’armée que le nom de Charrois avilissaitde plus en plus; mais sous les législatures, l’imagedu désordre semblait une preuve d’activité, et lepatriotisme s’y perdait dans ses élans; sous le Di-rectoire , il n’y avait plus que pillage, confusion etvénalité ; l’exemple s’en offrait partout, et l’on s’yaccoutumait par force.
Quand le premier consul arriva donc des bordsdu Nil , son organisation des charretiers militairesdes Pyramides et de Saint-Jean-d’Acre, fut le mo-dèle d’une première formation des bataillons dutrain. Il avait pris les faisceaux le 18 brumaire, etle i5 nivôse, un arrêté consacra la métamorphosela plus subite dans les hommes et les services des atti-rails de l’artillerie : il ne fallut qu’un changement denom, qu’une épaulette, qu’un sabre, qu’une épée.
Chaque bataillon fut composé de cinq compa-gnies de quatre-vingts hommes. Il y en avait uned’élite pour l’artillerie à cheval ; trois autres pour