CH AP. IV. - VIEILLE GARDE IMPÉRIALE. 259
Ce fut des débris de l’armée d’Égypte , que seforma l’escadron des mamelucks ; d’abord il n’enexista qu’une compagnie sous les consuls ; maisl’intrépidité et l’appareil de cette troupe en firentétendre les cadres; et, pour quelques naturels quis’y trouvaient encore , presque tous les réfugiés del’Archipel et de l’Asie y entrèrent en désespérés.
Le Français ne lutta que de bravoure avec lesOrientaux; aux jours de combat, la sienne étaitplus réfléchie et plus généreuse ; la leur, plus ter-rible et plus cruelle.
Quoique l'artillerie etlegénie, attachés à la Garde,fissent le service de toutes les opérations de guerrede ce grand corps d’élite ; l’une et l’autre apparte-naient plus particulièrement aux vieilles forma-tions , par leur choix et leurs longues épreuves.Tout, dans ces deux armes, était fixe, sûr, habile,et propre également à bien faire.
L’artillerie à pied se composait de deux régimens ;l’un de six compagnies, l’autre de quatorze ; unseul régiment d’artillerie à cheval faisait le servicedes batteries; il se formait de trois escadrons. Ily avait une compagnie de pontonniers, et deuxrégimens du train , de deux bataillons chacun ;alors le complet de l’arme s’élevait à six millesept cent cinquante.
Le génie de la Garde ne présentait qu’une com-pagnie de deux cents sapeurs.
17*