CHAP. V. - MOYENNE ET JEUNE GARDE. 203
bonne volonté ou le courage; il se forma, près desanciens corps, diflerens cadres où les hommes ap-pelés à partager un jour l’éclat de leurs renommées ,devaient, avant tout, se signaler par quelquescaravannes brillantes.
Quels qu’aient été le nombre , l’espèce et le ser-vice de ces cadres intermédiaires, la France et l’ar-mée se disputèrent la prétention d’y passer, oucomme volontaires de choix, ou comme soldatsde mérite.
La moyenne Garde se composa successivementde régimens de tirailleurs, de flanqueurs-grena-diers, de voltigeurs, de flanqueurs-chasseurs, debataillons d’équipages militaires et de compagniesd’ouvriers d’administration.
Chaque régiment se formait de deux bataillonsde huit compagnies ; il était commandé par un offi-cier-général, avec le titre de major.
Les tirailleurs et les flanqueurs-grenadiers fai-saient partie de l’infanterie à pied de la vieilleGarde ; les voltigeurs et les flanqueurs étaient à lasuite de son infanterie légère.
Il y avait, dans le bataillon principal du train deséquipages, huit compagnies de guerre et une dedépôt.
Quand les armées portèrent si souvent envie àla régularité des services alimentaires de la Garde,c’est quelle avait alors des compagnies d’adminis-tration avec des ouvriers d’arts ou de professions