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Tome troisième.
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DEUXIEME SECTION.

D. 37 fcv.

Id.—Id, aG avril.

'Id.—-Id. a 5 juin.

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dans la législature, la violence dans les autorités,l’aveuglement dans le peuple; plus de refuge, plusde sûreté à l’intérieur : les tribunaux retentissaientd’accusations forcenées, les prisons se remplissaientde suspects, de modérés et de fédéralistes ; la forcearmée était toute entière en face de l’ennemi enChampagne . Ce fut donc le temps le plus déplo-rable pour toutes les classes.

Cependant, la gendarmerie ne perdit point sonaltitude, ni son bon esprit; un génie plus fort la sou-tint même dans son service, par l’instinct du devoiret de la nécessité : les factieux la respectèrent, lesagitateurs n’y trouvèrent point de complices ; et lavoix publique lui donna une nouvelle consistance,par des choix plus difficiles et des conditions plushonorables.

Les départemens rivalisèrent eux-mêmes pouraccroître et consolider leurs moyens de sûreté do-mestique et de police intérieure. Les Pyrénées ( Hautes ), le Mont-Terrible, l’Hérault, le Gard et le Cher , avaient demandé à lever un plus grandnombre de brigades; des décrets leur en donnèrentl’autorisation. On attacha aux ports, aux arsenauxde mer, à tous les grands établissemens publics,des compagnies distinctes, dont le complet variaselon l’importance de leur garde et de leur pro-tection.

Sur tous les points aussi des provinces fertilesen pâturages, il s’organisa, simultanément, des

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