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Tome troisième.
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CHAP. II. .— GARDES-COTES.

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l’orgueil militaire ; ou n y entretenait que deshommes pris au hasard et payés à la journée.

L’Assemblée constituante , dans l’élévation de saconfiance pour la garde nationale, la chargea deremplacer celte milice locale, étrangère souvent aupays et toujours à sa charge : l’abolition en fut dé-crétée , et la sûreté des communes et des cantonsmaritimes, remise à leurs populations mêmes.

Cependant, comme l’état de guerre générale où 1793. O. iï marsse trouvait la France , avait déjà provoqué les in-sultes des côtes ; le Comité de défense publiqueproposa d’armer et de garnir , plus militairement,les appi'oches du littoral ; de former à part descompagnies de canonniers, parmi les habitans, etde les faire soutenir par les bataillons des villesvoisines.

Il s’organisa dès-lors, au sein de charrue hameau ,, A , n , m .

y l lu. aq brumaire

et sur les points les plus rapprochés des rivages, l4iu,v ' ,,9 ' i 'une association de citoyens où chacun prit sonposte, soit comme ayant servi et comme maîtrecanonnier, soit comme élève volontaire et commesoldat de secours.

Depuis long-temps, cette institution territorialesupportait, de plein gré, les fatigues et les dangersde sa position sur les côtes, exposée à l’intempériedes saisons, aux hasards des attaques de jour, auxalertes des surprises de nuit; lorsqu’on (il choixdes habitans les plus exercés et les plus endurcis,pour en former des compagnies connues sous le