CHAP. IV. - CONFÉDÉRATIONS IMPÉRIALES. 333
On s’occupait encore, en i8i 3, de régularisertoutes les dépenses de ces troupes, d’établir doscompensations, ou de faive reconnaître des dettesau profit de la France , que déjà les combats, lesroutes, les maladies, le sort et les défections avaientfait disparaître tant delémens de malveillance eide trahisons; l’armée française était réduite à leur ld ' Coul< ‘‘ 1 ' u, “ ! “'parler d’honneur, à les craindre , les combattre oules désarmer.
Un instinct de gloire, une loi de nécessité avaient i8>3. u. «m.tenu quelque temps, rassemblést sous les mêmesdrapeaux, des peuples faits pour s’estimer, se se-courir et sc défendre; mais l’ambition fatigua lezèle, l’orgueil irrita le dévouement, les revers rap-pelèrent les préventions et les haines: tout se fondità la fois et se rallia aux combinaisons les plus fu-nestes de l’oligarchie et du despotisme.
L’Empire apprit aux souverains ce qu’on pouvaitpar la force ; ils s’entendirent, parlèrent à leurssujets de liberté; aux vaincus, de vengeances^ auxarmées, de représailles:alors, le monde fut tout-à-coup en révolutions militaires ; les alliances les plusopposées, les antipathies nationales, la politique,les moeurs, les climats, rien ne s’opposa aux pro-jets d’une aristocratie déchue et trop long-tempscomprimée; la déception devint générale, l’aveu-glement complet : la France accablée subit la loide l’Europe .
Mais aujourd’hui que, pour les nations, l’attente,