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Tome troisième.
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CïlAP. l". - OES PIONNIERS I)E LA CONVENTION. 33^

de part et d’autre, les armées, en présence, se pro-voquerez par des cruautés et des représailles qu’ir-ritaient leurs succès inconstaris, ou leurs défaitesalternatives.

Lyon venait de s’insurger ; on mettait en prisontous les suspects ; les Autrichiens avaient prisCoudé ; les Prussiens, Mayence; l’Escure et LaRoche-Jacquelin étaient à Saurnur ; Robespierre en-trait au comité du salut public : alors l’Assemblée,qui venait de faire tomber, sur l’échafaud, la têted’un roi; qui faisait le procès à une reine, la sépa-rait de son fils, et déifiait Marat , devait dépasseraussi toutes les violences humaines, toutes les com-binaisons de terreur, pour vaincre ses ennemis dudedans, par le sac, le fer et le feu.

Ce fut donc au milieu de ces circonstances «793. d. *g joii.quelle réunit en commission, à Tours , des repré-sentans irritables et exaspérés ; qu’un décret or-donna , sur-le-champ, la formation de vingt-quatrecompagnies de pionniers pour exécuter toutes lesdispositions de meurtres et de destruction, dont laVendée allait devenir le théâtre et l’exemple.

L’organisation de ces corps se fit sous l’in-fluence d’une exaltation patriotique, aveugle etsanguinaire ; on n’y reçut que des hommes atteintsdéjà de la justice ou de frénésie; leur activité futcelle d’un vaste incendie ; leur service bientôt fithorreur : l’armée les repoussa, les combattit mêmeau milieu de leurs ravages; mais le fanatisme con-

3 e PARTIE.

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