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Tome troisième.
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CINQUIEME SECTION.

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et de Mulâtres qu’il organisa par embarras , bienplus que par philanthropie. Jusqu’alors la marineles avait tenus hors de communication, dans sesîles des côtes ou ses établissemens des grands ports.

Ce fut donc une tentative avilissante que d’appe-ler ces troupes dans les places de guerre et à lasuite des opérations d’armées continentales.

Chaque compagnie se composa, comme dansla ligne , d’officiers , sous-officiers et soldats ; aveccette distinction qu’ils étaient tous originaires deGuinée ou d’Amérique. Le complet était de centvingt hommes et plus, selon les expulsions et lesarrivages des colonies.

Tout ce qui se trouva, dans l’intérieur, avecune figure noire ou de couleur, fut rassemblé,mis en rang et destiné aux renforts du Directoire .

Arr.\"!wm;a. Néanmoins, l’apparition de ces troupes ne ré-9 1,99 p 0n( jj t p 0 i Q t à l’attente ; on avait voulu, disait-on,

utiliser leur zèle, reconnaître leur attachement àla république, mais il répugna à l’armée d'en fairel’essai. L’arrêté de création les traitait aussi de dé-fenseurs de la patrie ; l’expression fut méconnue ,l’association repoussée.

Quoique les scrupules du Directoire n’allassentpas jusqu’à partager les nobles sentimens des troupesde ligne; il fut contraint de combiner, dès-lors ,le service des compagnies de couleur avec uneespèce d’utilité ; on les vit donc se changer en