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CINQUIÈME SECTION.
repentir ; mais il tenait à ranger tout le monde enligne, et c’était quelques hommes de plus à mettreen bataille.
Si, depuis les premières guerres de la liberté,l’état de grandeur de la France , et cette illustra-tion militaire quelle avait acquise, parvinrent àélectriser jusqu’aux êtres les plus éloignés du goûtdes armes ; à éveiller même des sentimens d’hon-neur au milieu des dégradations de la bassesse etde la lâcheté ; ce n’est pas un motif pour revenirjamais aux combinaisons hasardeuses qui mélan-gèrent alors, si étrangement, les organisationsmilitaires, sous des régimes de déceptions ou deconquêtes.
Quiconque, parmi des populations que régit unGouvernement constitutionnel, n’obéit pas immé-diatement à l’appel de la loi, et repousse la voix del’honneur, ne peut plus , après un délai de rigueur,se présenter aux drapeaux ; quiconque aussi les aquittés, et n’a pas fait sa soumission dans un tempsdonné, doit perdre le caractère militaire et le titrede défenseur de la patrie.
Il n’y a point de peines, de tortures, ni de sup-plices à imposer; la détention, les fers, la mortmême, ne suffisent plus à de pareilles fautes.
Tout réfractaire, tout déserteur doit être dé-noncé et remis à sa commune, à son département :un signe habituel dans son costume, la privationde ses droits civiques , une surveillance locale ;