SIXIEME SECTION.
1814.
D. I. a4 j anT *
à Go
dres, à bord des vaisseaux et parmi la popula-tion, les hommes de terre et de mer qui avaientl’habitude des manœuvres d’artillerie , ou se pré-sentaient pour les servir dans les nouveaux dangersde la patrie.
Toute cette organisation spontanée fut mise ,six semaines après , en route , avec celle des ap-prentis canonniers et les bataillons d’ouvriers desports, pour arriver en poste sous Paris et Lyon ,avec des trains et des pièces de campagne.
Mais les capitulations étaienfcsignées; l’occupationétrangère s’y célébrait avec les fêles d’un triom-phe. Brest, Rochefort, Cherbourg et Toulon
virent rentrer leurs détachemens sans avoir servi,aux termes des décrets, en temps et lieu.
Effectivement, tout avait changé pour la terre etla mer ; les capitales , lieux de combats à mort ,n’étaient plus que les théâtres de l’allégresse et del’humiliation; le mois de mars, temps des victoires,s’était perdu en soumissions et désarmemens.
Alors, on oublia que loin des grandes villes, il ya partout de plus sûrs remparts; qu’avant des joursde perfidie, il avait eu des époques héroïques : etl’expérience fut inutile, et les souvenirs oubliés !
Du reste, c’est un malheur commun, aujourd’hui,à tous les Etats en révolution, dès qu’une défaiteou quelque trahison les compromet, on se croitperdu. Tout ce qui craint, se retire ; tout ce qui
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