CFIAP. IV. -GlUSn PERSONWEI, DES ARMÉES. 4°9
Quoique le Nord semblât déjà prêt à fondre surune nation qui se déclarait indépendante par sa seulevolonté; il n’y avait encore, au mois d’octobre 179*,que trois armées françaises sur pied. MM. de Ro-chambeau, Lukner et La Layette étaient à leurtête, comme généraux en chef; l’idée d’un autretitre, à cette époque, parut même, au souverain, unetentative si hasardeuse qu’il lui fallut manifesterun désir positif et invoquer la cause de la liberté ,pour obtenir l’autorisation d’appeler les deux pre-miers, à la dignité de maréchal.
A mesure que les armées se formèrent par la suite, l , 91 .les états-majors furent soumis à la plus sévèrecirconspection pour les grades, le nombre et lesemplois; on disputa même aux officiers-généraux,commandant en chef, la désignation des sujets etl’appel d’anciens compagnons d’armes : le titre demaréchal fut supprimé ; l’élévation militaire s’ar-rêta aux lieutenans-généraux qui devinrent des gé-néraux de division. On limita le nombre des aides- «de-camp et des adjudans-généraux à mettre enservice; il y eut, sous ce rapport, une organisationfixe dans toutes les armes.
C’est ainsi que se composèrent les premiers corpsde rassemblement que le roi confia d’abord aux gé-néraux de son choix, et que l’Assemblée législative remit ensuite à un conseil exécutif provisoire, toutaussi soupçonneux qu’elle-mêmc et bien plus effrayéde sa responsabilité.
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