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Tome troisième.
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DEUXIEME SECTION.

An II.

ig vent, arocssicî,i5 ther.

20 juin ,2 août ÎJ.

An V. PI., ther.' 797 *

Au lit. hr., flor.id., *7 q5.

An IV. Fniclul.>7fi-

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vers, ils marchaient les derniers, et souvent à pied,soutenant l’ardeur par leur présence et leurs propresfatigues.

Alors aussi, c’était à l’aspect d’officiers-générauxet de commandans en chef, couverts comme leursaides-de-camp et leurs adjoints, d’uniformes dé-labrés par les routes et les bivouacs, que les arméesfrançaises faisaient face à l’ennemi, lui imposaientdans leurs désastres, et que, bravant ses victoiresdu moment, elles renouvelaient leurs attaques avecaudace, et le voyaient fuir enfin de toutes parts dansles plus honteuses déroutes.

Mais Bonaparte, sous le Directoire , s’élança duhaut des Alpes, en Italie ; les campagnes les plusrapides et les plus brillantes donnèrent à son arméeun élan de confiance et de dignité militaire qu’ilsut, avec adresse, employer à faire rejaillir sur lui-même tout l’éclat du triomphe ; chacun sentit sonmérite, par des bulletins et des ordres du jour sur-chargés d’éloges; on s’accoutuma, dès-lors, à secroire des droits à une élévation particulière; lesétats-majors, surtout, se distinguèrent parleursprétentions et leurs grades.

L’expédition d’Égypte vint ralentir cette dispo-sition aux vanités et aux exigences; le mauvaisexemple n’avait pu se maintenir dans les sables dudésert, où chaque officier-général s’était retrouvésoldat : il fallut un retour miraculeux , un événe-ment imprévu et toute l'impéritie du Directoire ,