TROISIEME SECTION.
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gner un trésor, destiné pour l’armée : et dans cemoment, il ne restait point d’autres troupes à fairemarcher.
La nécessité s’en remit publiquement au nouvelesprit militaire des Barbets ; ils passent une revued’appareil, écoutent l’exhortation de l'honneur ,et partent : une compagnie pour Novtfrre , unecompagnie pour Chambéry . Les défilés, les gorges,les lieux mêmes , anciens théâtres de leurs excès,rien ne les ébranle ; le trésor arrive intact à la caisseet les blessés à l'hôpital.
Si l’on s’arrête aux souvenirs de toutes les vic-toires qui firent entrer, en France , à chaque cam-pagne, des colonnes de prisonniers de guerre dontles villes de l’intérieur devinrent les rendez-vouscl les dépôts ; on saura pourquoi ces établissemensde sûreté durent ss multiplier chaque année, etcomment il en exista à Langres, Nancy, Verdun ,Tours , Orléans, Blois , Àngoulème, Chàlons ,Dijon, Caen, Lisieux, Valogne, Amiens, Péronne ,et dans vingt autres communes, pour recevoir desAutrichiens, des Russes , des Hollandais, desPrussiens, des Bavarois, des Saxons , des Danois ,des Suédois, des Espagnols, des Portugais et desAnglais, avec des soldats de tous les cercles d’Al-lemagne et de tous les princes du saint empire.
Une guerre seule n’a point fait de prisonniers ;mais son caractère fut l’extermination, et son exis-tence, une époque de fureurs] civiles. Sous l”m- ;